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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

APHORISMES

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Le bonheur ne peut être atteint directement, n'étant pas une cause mais une conséquence. Ainsi, le bonheur n'est jamais acquis. Par contre, il se vit.

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L'homme est un projet sans fin jusqu'à sa mort. Tout acte s'inscrit irrémédiablement dans un futur envisagé et pourtant que je ne possède jamais, tout comme mon passé qui n'est plus modifiable, et ce à jamais.

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Avec le libre-arbitre, l'homme s'est créé ses propres chaînes. Dire que l'individu est responsable absolument et entièrement de ses actes, c'est lui reconnaître une responsabilité totale pour tout refus, soit le culpabiliser. Et la culpabilité le mène au cachot, cela important peu que les barreaux soient faits de fer ou d'air.

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Quoi de plus horrible que cette aiguille qui trotte impertubablement selon un rythme à jamais identique. Cette aiguille joue d'une musique mortuaire. Je lui préfère la mélodie de la vie, dont la durée n'est jamais la même, entre les joies et l'ennui.

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Le temps s'est tout justé écoulé qu'il est déjà question de destin. Quant à dire qu'il s'agit de fatalité, jamais je ne m'y abandonnerai car je lui préfère la liberté. Et même si celle-ci n'est qu'illusion, son idée seule me suffit pour devenir homme.

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L'infiniment petit nous apprend ce que nous sommes, et l'infiment grand d'où nous venons.

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Je t'aime parce que tu es et non parce que je t'ais.



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La liberté ne se suffit pas du droit de faire ; il lui faut passer une étape supérieure, celle du pouvoir.

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Tout est possible, ce qui n'empêche pas que soit impossible ce qui n'existe pas.

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L'angoisse est une peur sans objet.

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La barbarie est souveraine une fois devenue culturelle.

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Les évidences se nourrissent bien plus d'opinions que de raison.

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J’existe à travers autrui car sans autre je ne pourrais m’entendre dire je, et la relation que j’entretiens avec cet autre est également une expression de moi-même. Ce qui n’empêche pas la comédie !

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L’acte en soi n’est pas mauvais. Le mal est juste affaire de jugement. Cela lui vaut une dimension à géométrie variable selon la culture, jusqu’à ce qu’il devienne universel par le droit dès lors que le mal n’est plus supportable par au moins la majorité.

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Ne regardons pas derrière. Les souvenirs heureux dressent la mélancolie et les actes manqués nourrissent les remords. Mon histoire fait ce que je suis à présent et je n’ai pas à y réfléchir, un point c’est tout !

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Le groupe crée la personne à condition qu'il respecte l'individu.

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Le droit s’oppose doublement au devoir : il m’est permis de faire ou de ne pas faire contrairement au devoir qui m’impose une chose, et l’exercice de ce droit m’appartient. Rien ne m’y oblige, je puis volontairement décider de ne pas appliquer ce qui m’appartient. Le droit n’est donc pas l’exacte contrepartie du devoir car son emploi n’est pas incontournable, même si une fois employé, le droit de l’un engage le devoir de l’autre. Il serait donc inapproprié de définir des règles de droit uniquement sur la base du devoir. Ce serait pour l’homme se priver d’un champ de liberté dans la faculté qu’il lui est donné de choisir de se satisfaire ou non de ce qu’il est en droit d’obtenir.

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Dieu est une conjonction entre la finitude de l'homme et l'infini.

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La philosophie est une terre vierge pour le profane qui au gré des avancées transfigure le songe en sens.

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Ne confondons pas lucidité et résultat. Mes faits, gestes et pensées, même s'ils sont lucides, ne certifieront jamais l'exactitude du résultat escompté. Mais il est préférable de se tromper que de fauter.

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J'existe grâce à autrui car sans autre, je ne pourrais m'entendre dire je.

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La raison est le point de départ de la liberté et la pensée son ultime refuge.

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L'oubli est un souvenir dont on ne se souvient plus.

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Qualifier un acte de moral ou non nécessite de mesurer le degré de liberté dont disposait l’auteur avant et au moment de la réalisation de son acte. La responsabilité est proportionnelle à la faculté de décision et d’action, l’exercice de cette faculté étant à apprécier sous l’angle de l’intentionnalité.

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Le présent est à la fois l'instant où s'arrête l'histoire et le moment où l'on prend la plume pour l'écrire.

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L’absurde tient sa place dans le rapport qu’entretient l’homme entre le monde et lui-même. L’absurdité est une forme d’interprétation, et non ce qui caractériserait une absence de sens dans un tout silencieux. Soyons heureu qu'il en soit ainsi, car ce silence qui certes nous accompagne tout au long de l’existence, en rien ne nous empêche pas de vivre en musique.

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