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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

Le récit selon Roland Barthes...ou quand le récit s'invite dans le débat entre idéalisme et matérialisme

Recit-Barthes.jpgIl est une chose qui depuis le début de l’humanité traverse le temps et transcende les hommes, nous apprend Roland Barthes : le récit. Quelque soient le lieu et l’époque, au-delà des cultures, les hommes pratiquèrent et pratiquent le récit : « […] le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l’histoire même de l’humanité, il n’y a pas, il n’y a jamais eu nulle part aucune peuple sans récit, et bien souvent ces récits sont goûtés en commun par des hommes de culture différente, voire opposée ; le récit se moque de la bonne et de la mauvaise littérature ; international, transhistorique, transculturel, le récit est là, comme la vie. » (Introduction à l’analyse structurale des récits – Barthes). Nul n’échappe donc au récit, et pourquoi d’ailleurs le faudrait-il. Le récit est intrinsèque à la nature humaine ; il le caractérise. Le récit est ce qui sert à l’homme pour transmettre une représentation du monde, avec ou pas le souci de la vérité. Cette animation est peut-être le fait d’un besoin d’appartenance qui traverse tout être humain et se trouve être satisfait dans le geste ou la parole liant les individus. Car le récit crée du lien et ce quelle que soit sa forme. Le récit est d’ailleurs protéiforme, comme l’indique Barthes : « […] le récit peut être supporté par le langage articulé, oral ou écrit, par l’image, fixe ou mobile, par le geste et par le mélange ordonné de toutes ces substances ; il est présent dans le mythe, la légende, la fable, le conte, la nouvelle, l’épopée, l’histoire, la tragédie, le drame, la comédie, la pantomime, le tableau peint (que l’on pense à la Sainte Ursule de Carpaccio), le vitrail, le cinéma, les comics, le fait divers, la conversation. » Le récit est omniprésent et universel. Pour autant, de cette universalité qui suppose une infinité de cas, est-il possible de dégager un point commun à tout récit, comme une structure immuable constitutive du récit et participant de son développement, ou alors le récit est un trait humain, presque physiologique, et donc n’appartiendrait en totalité qu’à son auteur ? Question difficile, sans réponse peut-être, mais qui fait du récit une composante supplémentaire du débat entre transcendance et immanence, entre idéalisme et matérialisme.

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Clovis Simard 10/10/2012 21:40

Voir Blog(fermaton.over-blog.com).No-9 - THÉORÈME SARTRE. - Pensée moderne ?

Vincent Folatre 01/05/2011 13:01


Aux sources des psychothérapies, contes et légendes et structures anthropologiques de l'imaginaire forment aux confins de l'oeuf, la naissance et le devenir de l'espèce humaine, séparé et
indivisible. Merci