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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

Les mouvements du corps contre la peur

La peur n'évite pas le danger, mais le danger érode la peur. L'idée d'un risque est bien plus effrayante que sa réalisation. J'ai le temps de penser à ce qui peut m'arriver tant que rien ne se passe. La peur prend ses quartiers dans cette attente, elle s'installe pour demeurer. La pensée ne peut guère rien contre cette intrusion puisqu'elle en est à l'origine sans pour autant la commander. La peur est une passion soudaine mais non moins envahissante. Elle est puissante, mobilise tout un être jusqu'à parfois l'immobiliser. Pour autant, la peur a un point faible, son objet, au contraire de l'angoisse plus forte encore puisque sans prise. La peur est fonction de quelque chose et c'est la perspective d'être en contact avec ce quelque chose qui provoque l'effroi. Rien ne sert d'user de la pensée pour rompre cette perspective. L'esprit est capricieux et la peur se nourrit de ce caprice. On dit bien souvent que les peurs sont irrationnelles et que donc seule la raison peut l'emporter contre elles. C'est accorder bien trop de confiance à la raison que de la croire si forte. Concernant la peur, la pensée est son propre ennemie. Dès lors qu'on se met en tête de chasser une idée, celle-ci s'accroche d'autant plus. La peur ne fonctionne pas autrement. Seul le mouvement du corps est capable de rompre la dynamique de l'effroi. Entendez-vous à proximité un chien qui aboie et cet aboiement vous tétanise, la pensée ne vous sera alors d'aucun secours face à cette peur subite. Par contre, vous pouvez prendre la fuite, ou bien aller à la rencontre de ce chien si le courage vous en dit. La volonté est avant tout musculaire. La peur s'essouffle dans les mouvement du corps.

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Mérinvill Roosevelt 23/02/2016 15:43

Amoureux du savoir