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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

La liberté est pour l'homme la négation de ce qui est

Liberte.jpgAvec la conscience, on s’écarte de ce qui est donné. C’est consciemment que l’homme exerce sa liberté. Celle-ci est ce qui constitue aussi la différence entre le pour soi et l’en soi. L’homme est les deux à la fois ; ce ne sont que les choses qui sont strictement en soi. En soi, l’homme l’est également. Il est dans le monde, comme l’est ce stylo posé sur un bureau. Mais toute justification de l’en soi à propos de l’homme n’est guère possible. On ne justifie pas l’homme ontologiquement, comme on peut le faire vis-à-vis d’une chose. Ce stylo, toujours lui, est au monde de par sa fonction. Il sert à écrire et se justifie ainsi de la sorte. Sa dimension ontologique s’arrête là. Pour ce qui est de l’homme, elle n’est point limitée, elle va au-delà avec le pour soi, et donc l’en soi est dépassé, donc injustifiable. Il y a ainsi, avec l’homme, de la transcendance compte tenu de la faculté qu’est la sienne de se distancer d’avec ce qui est et donc de ne pas subir la loi de l’être. D’ailleurs, ce qui est donné ne le satisfait pas ; il lui faut tout transformer. Cette transformation, c’est à la fois une façon de prendre conscience de lui-même, comme si la matière de par sa modification était son miroir, mais également de s’accomplir. En effet, il faut à chacun se réaliser parce que nous ne sommes justement pas réduits à l’en soi. La liberté est notre lot commun. Libre, l’homme nie en quelque sorte ce qui est en soi pour marquer de son empreinte ce qui l’entoure.

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