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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

De l'inconscience pour bien faire

De l'inconscience pour bien faireQue d'inconscience faut-il parfois pour réaliser certaines choses. La conscience en effet n’est pas systématiquement bonne conseillère. A trop penser à l'ampleur de la tâche, ou encore au risque encouru en agissant de telle façon au lieu d’une autre, on en vient quelque fois à ne rien faire. La conscience dit-on est une lumière sur chaque objet à sa portée, ce qui n'est pas faux. Mais trop de lumière éblouit, jusqu'à l'aveuglement. Ce que l'on croit inatteignable avant d'essayer ou de s'engager est bien souvent une appréciation née dans l'ombre d'une conscience par trop incandescente. Les montagnes relèvent plus de l’esprit que du corps. Certes, nous sommes faits de limites. Mais il arrive trop fréquemment que nous fassions celles-ci bien plus grandes qu’elles ne le sont. La conscience est capable de déformation avec trop d’attention vers un horizon inexistant, à la différence de la concentration dans le geste vers ce qui est en train d’advenir. D’ailleurs, concentré, on en oublie tout en dehors de l’objet qui nous occupe. L’inconscience s’en trouve élargie et alors nous nous portons mieux. La précision qui permet les belles œuvres, la témérité qui autorise les exploits, ou bien encore une effusion passionnée pour des choses ordinaires, manifestent plus de l’inconscience que d’une réflexion. La conscience, en créant de la rupture, entrave quelque fois un élan prometteur. Les plus beaux ruisseaux sont ceux qui coulent sans obstacle.

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