Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

L'anxiété comme la peur échappant à son créateur

Anxiete.jpgIl y a bien-sûr la peur face au danger, qui se justifie par la menace pesant sur l’intégrité physique de celui se trouvant face à elle. Cette peur-là est salutaire ; elle protège, en nous forçant à nous tenir à l’écart ou alors à agir en conséquence, avec pour objectif notre sauvegarde. Elle est une peur instinctive et ne nous différencie pas de l’animal. Il est par contre une autre peur qui n’appartient qu’à l’homme, laquelle s’appuie sur l’anticipation. Il s’agit d’une peur inscrite dans la pensée et qui vise ce qui est possible d’advenir. Elle est une projection sur ce qui peut arriver et en quelque sorte elle pille le présent, en générant une temporalité axée uniquement sur le passé et le futur. En effet, j’ai peur de ce qui peut survenir par la représentation que je me fais d’un futur proche, ou plus lointain, à partir de ce que je connais déjà, y compris ce que je connais même sans l’avoir vécu moi-même. Ainsi, la seule chose qui me relie au présent, à aujourd’hui, c’est la peur de demain, parce qu’hier me fût douloureux ou que le lendemain peut l’être. Cette peur-là donc caractérise l’homme parce qu’il la crée. Mais les créatures échappent parfois à leur créateur. C’est alors l’anxiété qui investit le quotidien pour le gagner totalement, en ne laissant aucune place à rien d’autre que les objets de la peur. L’anxiété est une production de l’esprit qui tend à son propre emprisonnement. Ainsi, personne d’autre que soi n’a la clef pour sortir du cachot qu’il s’est construit.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Tahar YETTOU 16/10/2011 09:30


L'anxiété est un sentiment de panique permanente qui inhibe le caractère de l'individu en le réduisant à une seule tâche:se préoccuper uniquement de son trouble.