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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

L'angoisse comme peur de soi

Angoisse.jpgOn admet que l’angoisse est une peur sans objet, en reprenant notamment une des pensées heideggériennes. On peut être d’accord en situant un objet comme une composante extérieure à chacun, une partie du monde qui nous effrayant produit la peur. Mais à propos de l’angoisse, n’y-a-t-il vraiment rien qui la motive ? Ce rien pourtant serait peut-être son objet. Je suis angoissé car rien ne me fait peur alors que je sais que je vais mourir. Disons qu’il faut bien que je sois un peu inquiet…Pourtant, à la place de ce rien qui soulèverait l’angoisse, peut-être y-a-t-il un objet déterminant un état angoissé, un objet qui n’a rien d’extérieur hormis pour autrui, un objet qui nous touche sans cesse et que l’on pense connaître alors qu’il nous échappe constamment, sans bruit, et c’est peut-être également ce silence qui ajoute à l’angoisse, comme ces cordes cauchemardesques sonnant avec que l’héroïne d’Hitchcock ne s’effondre sous la douche, comme si celles-ci annonçaient sa mort imminente. L’angoisse serait alors la peur de soi, parce que nous sommes chacun notre ennemi le plus irrémédiable ; nous nous mourrons chaque jour un peu plus. Et qu’y-a-t-il de plus effrayant que ce qui concourt directement et ouvertement à notre fin ?

 

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Monique 02/09/2012 19:42

Ce n'est pas effrayant. ça fait partie de la vie. à quoi bon penser à la mort puisqu'elle ne dure que peu de temps. il serait confortable de savoir où quand et comment, mais comme on ne peut pas
ben on fait avec.