Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les sciences humaines pour tous

La philosophie pour trouver ce qui n’est pas vrai au lieu de dire ce qui l’est

14 Septembre 2012, 13:35pm

Publié par Jefka

Philosophie.jpgLe monde se laisse difficilement saisir pour devenir intelligible. Son silence nous laisse quelque peu dans l’embarras. Certes, tout n’est pas silencieux. Il y a des évidences mathématiques qui ne souffrent d’aucune contestation. Et même si ces évidences sont un temps donné mal interprétées, elles sont autant de signes amenés à être découverts véritablement. La science s’en charge. Patience ! Mais pour le reste, pour ce qui n’est pas mathématisable, pas mesurable, pas factuelle, impossible de trouver une seule signification incontestable. Toute idée est discutable. Nous sommes dans la multiplicité car c’est autant de points de vue qui s’élèvent que d’individus présents. Le message scientifique lui a un caractère certain, sans être toutefois absolu ; l’absoluité ruine la science au profit du dogme.  A l’inverse, l’opinion est absolue sans caractère certain. Elle est absolue car son statut ne souffre d’aucune contestation ; que le doute s’en empare et l’opinion s’épuise. Elle est absolue aussi parce qu’elle est un point de vue unique, même si elle peut être partagée. L’opinion appartient à chacun alors que la science est à tout le monde. Est-ce à dire qu’il n’existe rien entre la science et l’opinion ? Qu’elles seraient toutes deux maitres du monde parce qu’elles seules le signifieraient ? Si tel était le cas, nous ne serions plus des hommes. Dans une cité exclusivement scientifique, l’uniformité l’emporterait sur tout, la vérité scientifique n’acceptant aucune altérité. Ou alors nous nous serions tous entretués depuis longtemps si seule l’opinion gouvernait le monde. C’est donc bien qu’il existe quelque chose entre la science et l’opinion qui permet au deux de coexister, et nous avec, quelque chose près de l’objectivité sans s’y confondre et qui dans le même temps s’applique communément sans être dogmatique. Il s’agit là des valeurs. Une valeur est entre la science et l’opinion. Mais elle n’y est pas seule. S’y trouve aussi la philosophie. Elle occupe aussi cette place en ne se retournant pas sur ce qui est démontré scientifiquement et en se posant comme adversaire de l’opinion. Il ne faut pourtant pas les confondre. Les valeurs existent en ayant gagné sur l’opinion une reconnaissance partagée. La philosophie par contre n’est pas un gain sur la science ou l’opinion ; elle en est la critique. La philosophie ne dit pas ce qui est vrai, mais ce qui ne l’est pas.  

Commenter cet article

Monique 14/09/2012 19:13

est-ce notre façon de vivre qui façonne notre pensée ?

Jefka 15/09/2012 06:11



ou peut-être est-ce notre milieu ? dans tel cas, nous ne serions pas maître chez nous. Notre pensée serait un produit de l'extérieur bien qu'elle soit la manifestation d'une intériorité. Marx par
exemple voyait dans l'appareil productif et économique un déterminant pour la conscience.


Jean-François



V.P 14/09/2012 17:37

La philosophie est un domaine d'activité de la pensée qui s'assigne à une réflexion sur les êtres, les causes et les valeurs envisagées. Elle devient alors analytique et critique, qui pour certain
apporte une réponse à l’acceptation de soi, pour les perfectionnistes, elle sera un casse-tête à vie. Toutes analyses littéraires ou scientifiques commencent toujours avec une prise de conscience
critique. Delà à ne considérer la philosophie qu’uniquement du point de son apport critique, viendrait à dire qu’elle ne serait rien de plus que du paralogisme ou contradiction? Si la philosophie
ne peut dire que ce qui n’est pas la vérité, pour cela, devrait-elle encore connaitre la véracité. Dès lors je préfère dire qu’elle est tournée vers la conceptualisation. L’humain a une tendance à
l’anachronisme.

Jefka 15/09/2012 06:09



Bonjour


Pourquoi dites-vous que l'humain a une tendance à l'anachronisme ?


Jean-François