Partager l'article ! La philosophie pour trouver ce qui n’est pas vrai au lieu de dire ce qui l’est: Le monde se laisse difficilement saisir pour devenir intellig ...
Le monde se laisse difficilement saisir pour devenir intelligible. Son silence nous laisse quelque peu dans l’embarras. Certes, tout n’est pas silencieux. Il y
a des évidences mathématiques qui ne souffrent d’aucune contestation. Et même si ces évidences sont un temps donné mal interprétées, elles sont autant de signes amenés à être découverts
véritablement. La science s’en charge. Patience ! Mais pour le reste, pour ce qui n’est pas mathématisable, pas mesurable, pas factuelle, impossible de trouver une seule signification
incontestable. Toute idée est discutable. Nous sommes dans la multiplicité car c’est autant de points de vue qui s’élèvent que d’individus présents. Le message scientifique lui a un caractère
certain, sans être toutefois absolu ; l’absoluité ruine la science au profit du dogme. A l’inverse, l’opinion est absolue sans caractère certain. Elle est absolue car son statut ne
souffre d’aucune contestation ; que le doute s’en empare et l’opinion s’épuise. Elle est absolue aussi parce qu’elle est un point de vue unique, même si elle peut être partagée. L’opinion
appartient à chacun alors que la science est à tout le monde. Est-ce à dire qu’il n’existe rien entre la science et l’opinion ? Qu’elles seraient toutes deux maitres du monde parce qu’elles
seules le signifieraient ? Si tel était le cas, nous ne serions plus des hommes. Dans une cité exclusivement scientifique, l’uniformité l’emporterait sur tout, la vérité scientifique n’acceptant
aucune altérité. Ou alors nous nous serions tous entretués depuis longtemps si seule l’opinion gouvernait le monde. C’est donc bien qu’il existe quelque chose entre la science et l’opinion qui
permet au deux de coexister, et nous avec, quelque chose près de l’objectivité sans s’y confondre et qui dans le même temps s’applique communément sans être dogmatique. Il s’agit là des valeurs.
Une valeur est entre la science et l’opinion. Mais elle n’y est pas seule. S’y trouve aussi la philosophie. Elle occupe aussi cette place en ne se retournant pas sur ce qui est démontré
scientifiquement et en se posant comme adversaire de l’opinion. Il ne faut pourtant pas les confondre. Les valeurs existent en ayant gagné sur l’opinion une reconnaissance partagée. La
philosophie par contre n’est pas un gain sur la science ou l’opinion ; elle en est la critique. La philosophie ne dit pas ce qui est vrai, mais ce qui ne l’est pas.
Bonjour
Pourquoi dites-vous que l'humain a une tendance à l'anachronisme ?
Jean-François
ou peut-être est-ce notre milieu ? dans tel cas, nous ne serions pas maître chez nous. Notre pensée serait un produit de l'extérieur bien qu'elle soit la manifestation d'une intériorité. Marx par exemple voyait dans l'appareil productif et économique un déterminant pour la conscience.
Jean-François