Partager l'article ! La liberté est un phénomène avant que d'être une idée: La liberté est indémontrable. On peut la concevoir, mais on ne l’entrevoit jamais ...
La liberté est indémontrable. On peut la concevoir, mais on ne l’entrevoit jamais aussi bien qu’une fois exercée. La liberté en quelque sorte vient après coup, l’acte accompli.
J’ai plus été libre que je ne le suis. Il y a certes des instants, ou des lieux, qui lui sont favorables, d’autres non. On peut même identifier des causalités justifiant telle ou telle action. La
liberté est alors inscrite dans un enchaînement particulier. Mais c’est là une vue de l’esprit. Il nous faut sans cesse trouver une raison à tout, y compris en conditionnant la liberté, comme si
nous l’enserrions dans nos griffes pour comprendre la façon dont elle fonctionne. Sauf que la liberté s’est envolée après que nous en ayons usée. Elle ne se saisit pas ; elle se vit. Nous
nous disons pourtant libres, s’agissant d’un droit, inaliénable, transportable, que l’on peut revendiquer à tout moment, n’importe où. C’est effectivement le cas. Je suis libre, mon voisin l’est,
mes parents le sont, mais pourtant faisons-nous preuve de liberté ? Pas nécessairement. Dans l’absolu, nous ne serions pas libres en étant forcément libre. La condition épuise la
liberté, la nécessité la condamne. Nous sommes des êtres légalement libres, et nous le sommes d’autant plus que nous avons des devoirs. En effet, le devoir de l’un garantit la liberté de l’autre,
et inversement. La liberté ainsi est une possibilité lorsque nous sommes au moins deux. Seul, je ne puis faire preuve de liberté. La nature elle-même ne m’est d’aucun secours, compte tenu de son
indifférence à mon égard. La liberté a besoin d’attention. Elle est dans un geste, se loge dans une relation, se réalise à l’unisson. La loi peut nous reconnaître individuellement libre, mais
cette reconnaissance ne veut pas dire liberté. Elle en est la prémisse, et non une cause systématique. Tout système condamne la liberté et il ne suffit pas de se dire libre pour en jouir. La
liberté est avant tout un phénomène, avant que d’être une idée.
On se pose la question:"suis-je libre?"...
La liberté existe quand on ne se sent pas libre:on la sent quelque part...Elle peut être comme la vie:tant il y a la vie,elle existe.Une fois que survient la mort,la liberté n'existe plus...
La liberté que l'on sent, comme s'agissant d'un sentiment ?
Je me demande si la liberté, autre que celle de la pure légale, n'est pas une approche idéale et irréalisable qui ne se laisse deviner que dans la recherche sans cesse fuyante d'elle-même
La liberté disparait-elle sous les étendards ?
Merci Henri-Pierre pour votre commentaire.
Jean-François
Et puis, les enrôlés contraints et forcés.
Je parle au passé pour me placer hors flux de l'actualité ;-)
Ce n'est pas tant l'étendard qui ruine la liberté, mais ce peut être ce pour quoi on le porte.