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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

Résiste ! ...ou la résistance comme affirmation de soi sans nier autrui

Resister.jpgLa résistance est une force qui n'existe qu'en s'opposant. On résiste par rapport à quelque chose, en opposition à des actes, ou des paroles, ou bien physiquement. Mais pourquoi s'opposer ? Qu'est-ce qui fonde la résistance ? Spinoza nous éclaire à ce propos. Il nous dit que l'homme cherche avant tout à persévérer dans son être. Sauf que l'être humain est un sujet fini, il est limité. Ce sont les limites qui nourrissent la résistance. Contre une pression extérieure qui tend à diminuer la capacité d'être, l'on résiste. Contre la maladie, la tristesse, ou bien la mort, l'on réagit avec le refus. La résistance est une dynamique de négation pour s'affirmer soi. L'existence est ainsi une succession de rejets vis à vis de tout ce qui altère notre puissance d'exister, la condition humaine s'accordant avec la finitude. L'infini lui ne résiste pas, il n'en a pas le besoin, rien ne l'arrêtant. En résistant, l'on s'affirme donc, en étant présent, en insistant pour soi, mais aussi parfois pour les autres. Ainsi, la résistance n'est pas exclusivement centrée sur un bénéfice individuel ; elle est également une éthique, voire un projet politique. En affrontant la barbarie nazie, la Résistance défendait la liberté et proposait un espace collectif où chacun aurait le droit à disposer de lui-même. Résister, c'est donc aussi combattre. Nombreux furent celles et ceux qui périrent résistant, comme quoi la résistance peut être chez certains au-dessus de tout, y compris de leur vie, illimitée en acte jusqu'à la mort. Pourtant, on ne peut refuser systématiquement son contraire, c'est-à-dire l'obéissance, car sinon la résistance devient destruction. Ne rien accepter en agissant contre tout conduit à détruire. La résistance passerait alors de l'opposition à l'oppression et elle serait perdue, comme l'explique le philosophe Alain : « Obéir en résistant, c'est tout le secret. Ce qui détruit l'obéissance est anarchie ; ce qui détruit la résistance est tyrannie. »

Résister donc pour s'affirmer sans opprimer, ni nier autrui, sans perdre son humanité, parce que devant soi se trouve un être qui lui aussi veut durer et ainsi résiste.

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y.laurens 18/02/2011 14:57


bonjour,

pour que lucidités soient équipées d'évidences où, comment monopoliser, je vous propose ces quelques repères, à méditer, où l'illimité même partout n'aura mené nulle part le monopole de la
considération...

Commencement était l'extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement, elle a été le monopole de la concentration ; elle durât un temps qui
restera n'avoir aucune importance et avait une forme qui restera aussi pour n'avoir aucune importance puisque aucun de ses composants ne pouvait y évoluer pour expérimenter quoi que se soit. La
seule chose qui pouvait alors se passer était puisque elle avait uniquement le vide absolu pour environnement, qu'elle prenne expansion, c'est ce qu'il se passât. Le futur allait connaître les
planètes comme morceaux détachés de ce monopole ainsi que d'autre plus subtils qui composent par exemple les pensées. Cette densité extrême de tous les composants possibles, passés, présents et
futurs est l'un des deux extrêmes de partout, l'autre étant, la densité extrême illimité partout sans le moindre vide, elle est le monopole de la déconcentration. L'évolution selon ces deux
monopoles extrêmes est l'illimité même expansion. La partout densité extrême illimité qui contient uniquement tout le vide absolu y est le monopole du centre, elle est le fruit de l'expansion vouée
à son monopole pour que du monopole de la concentration la surface à l'intérieur du dit centre puisse se vérifier absolument vide avant le monopole de la centralisation qui transformera le monopole
du centre en monopole de la déconcentration, la partout densité extrême illimité sans vide. Le monopole de la décentralisation, le vide absolu partout, étant la garantie de cette évolution.

Et donc, le monopole de la concentration, l'extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement ; le monopole du centre, partout densité extrême
illimité qui contient uniquement tout le vide absolu ; le monopole de la centralisation, partout densité extrême illimité qui contient uniquement tout le vide absolu devient partout densité extrême
illimité sans vide ; le monopole de la déconcentration, partout densité extrême illimité sans vide ; le monopole de la décentralisation, le vide absolu partout... ou ainsi..."...des lieux vers
mieux avant et que c'est cela même, le monopole du centre, partout densité extrême illimité qui contient uniquement tout le vide absolu ; équipement selon illimité ; le monopole de la
centralisation, partout densité extrême illimité qui contient uniquement tout le vide absolu devient partout densité extrême illimité sans vide ; car c'est toujours dur d'être encore nouveau ; le
monopole de la déconcentration, partout densité extrême illimité sans vide ; pas mieux pour résoudre les abus de pouvoir et comme que, c'est chaque fois avec exception au monopolisé si pour changer
suffisamment selon la première convention, le monopole de la concentration, l'extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement ; mais si car
l'unique propriété ne sera resté quelqu'un ou partout selon l'illimité même, censure ; le monopole de la décentralisation, le vide absolu partout..." ... "... pour qu'en unique personne n'y trouve
personne où la moitié de l'égalité selon du principe promis..." mais aussi... le monopole du refus, l'illimité même à la confirmation s'étant transformé avant partout entier résistant ; le monopole
important, chaque expérience ; le monopole autonome, l'illimité même aussi selon du croisement absolument autre oubli où partout car entier avec ; l'illimité traversant partout même, le monopole
joint

http://lucides.canalblog.com/

bien à vous

y.laurens


jeandler 08/12/2010 09:21


L'être n'est pas un "être fini": il est un devenir, un advenir, plus précisément.
Résiter ou se fondre dans le courant de vie n'est pas la question. Opposant ou participant. Je crois que tour à tour l'individu l'est.
Oeuvre de vie et de mort. L'une ne va pas sans l'autre. Nous portons en nous notre finitude et ce dès le premier jour, dès notre premier cri (de résistance).