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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

Quand le mythe céda face à la raison

Mythe-a-la-raison.jpgLe mythe est une histoire imaginaire, mais à la différence d’une fable,  il est en rapport avec le réel. Il consiste à donner une explication sur des choses qui échappent à la raison. Sans le mythe, beaucoup d’aspect de la condition humaine n’auraient pas été abordés en l’absence de discernement. Le récit mythique est avant tout l’énoncé d’une vérité de façon imagée, pour satisfaire une curiosité intellectuelle vis-à-vis de mystères jalonnant l’existence. Toutes les civilisations ont emprunté la voie mythique pour s’expliquer ce que la raison ne parvenait pas à saisir. La mythologie grecque fût peut-être la plus écoutée et la plus lue. On lui prêtait, avant la période classique, une dimension véritable, ce qui valait au mythe d’être vénéré. D’ailleurs, sur le plan étymologique, mythe vient du grec ancien muthos, signifiant initialement la parole relayant un propos présenté comme une vérité, cette parole méritant ainsi un respect inattaquable. Puis la raison fût de plus en plus employée pour interpréter le réel, la philosophie s’installant, et le discours prit alors la forme de l’argumentation. Le mythe devint l’opposé du logos : « Logos et ratio ne nous engagent que dans l’optique utilitaire de notre commerce avec les choses, pour la connaissance du lien de cause à effet ; dans le cadre de la recherche scientifique. L’être de l’homme, toute son attitude dans l’existence n’en sont pas touchés le moins du monde. Il est bien connu qu’on peut être un éminent savant, un chercheur émérite tout en étant un homme absolument insignifiant, voire peu recommandable. Il n’en va pas de même du mythe. Il ne s’adresse pas à certaines capacités, facultés ou possibilités fonctionnelles mais à l’homme tout entier, à l’attitude qui est la sienne dans l’existence » (Essais sur le mythe – Walter Friedrich Otto, Pascal David). Le logos est en quelque sorte venu concurrencé le mythe dans la quête de vérité, notamment sur le plan cosmogonique concernant l’origine de l’Univers. Pourtant, les premiers philosophes, Platon en tête, n’abandonneront pas si vite la forme du mythe. Il fallait à la raison encore du temps pour se saisir de toutes les questions portant sur le réel.

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Dor 29/09/2016 17:21

Le Monde des religions a publié un bel article d'une page, sous la plume de Joël Schmidt, sur le nouveau point de vue des mythologies, mémoires de la vie fœtale (fichier-joint).

Science et Inexpliqué a également publié un article de 4 pages sur ce même sujet.

Le directeur de Science et Inexpliqué présente le livre De l’Ancien Monde comme « l’une des théories les plus prometteuses du XXI° siècle… Et c’est très convaincant ».

Le fœtus garderait le souvenir de sa vie, de la conception jusqu’à la naissance.
L’humain relaterait inconsciemment cette mémoire dans les mythes :

Le serpent du Paradis figurerait le cordon ombilical ;
L’Arbre de Vie du Paradis, où se tient ce serpent, le placenta ;
Le Déluge, la chute prénatale des eaux amniotiques ;
L’Arche des légendes, la membrane qui accompagne le fœtus à la naissance ;
Noé cultive la vigne : le nouveau-né développe un réseau circulatoire autonome.

Tonnerre, tambour, sons de cloches, galop d'un cheval, pierre qui résonne, sont fréquents en mythologie : il s'agirait là de réminiscences du battement du cœur du fœtus et/ou du cœur de sa mère, fréquents dans la vie utérine…

Chaque femme enceinte porterait ainsi dans son ventre, en quelque sorte, Adam et Eve, Noé, Zeus, Apollon, Atlas, Odin, Indra, Hor, Amon…

Approcher les mythologies comme mémoires de la vie fœtale les explicite.

François Dor
francoisdor.over-blog.com