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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

L'énergie, la substance des temps modernes ?

Energie.jpgSubstance veut dire essence. La substance est ce qui reste au-delà du changement. Elle est immuable, sans pour autant être immortelle. La substance est ainsi cette part du réel qui, parce qu’elle est permanente, autorise la compréhension de ce qui change. En effet, si rien ne restait, aucune antériorité ne témoignerait de ce qui était. Comment dès lors comprendre ce qui est changé ? La substance est donc un fond identitaire qui est cause de soi, soumis à aucun prédicat car elle est le point de départ de tous. Rien ne détermine l’essence, c’est elle qui détermine comme le pensait Kant : « Tous les phénomènes contiennent quelque chose de permanent considéré comme l’objet lui-même, et quelque chose de changeant, considéré comme une simple détermination de cet objet, c’est-à-dire un mode de son existence. » Ce qui est, serait alors la combinaison de la substance et du prédicat, l’association de ce qui est en soi et de ce qui advient, la réalisation du devenir touchant l’être pour le transformer sans le rompre définitivement. Cette conception de l’être et de l’immuabilité concerne pour une grande part les penseurs antiques, comme Platon et Aristote. La physique moderne ne s’accorde plus guère avec cette ontologie, la permanence de l’être n’étant plus une proposition valide. Tout serait donc changeant, rien ne serait immuable, et ce continuellement. Mais alors, l’énergie nécessaire à une continuité ininterrompue du changement ne serait-elle l’essence première de tout ? L’énergie ne serait-elle pas le moteur de tout être, de toute chose, donc la substance acceptée par les temps modernes ?

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