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Les chemins de la culture

Les chemins de la culture

Philosophie, économie, politique, littérature, la culture rendue accessible à tous

Déterminer le mal pour définir le bien

Mal.jpgQu’est-ce que le mal ? Un bien absent ? Insuffisant. L’absence d’un bien n’induit pas forcément le mal. Il faut plus. Quoi donc ? La souffrance. Le mal se ressent. Il est une expérience. J’ai mal ! Mais alors le bien serait également positif ? Pas systématiquement. Il serait même plutôt un état, c’est-à-dire qu’il existerait quand le mal n’est point-là. Autrement dit, le mal est premier, le bien second. On peut penser cela si l’on réduit le mal à la souffrance. La nature fait souffrir, certes sans intention, mais la blessure est bien là. Seulement le mal n’est pas que de la chair blessée. Il est également moral. Je fais quelque chose de mal, sans qu’il me soit nécessaire de faire souffrir. Qu’est-ce dont alors ce quelque chose ? Spinoza nous renseigne : « Une certaine idée de l’homme qui soit comme un modèle de la nature humaine placé devant nos yeux ; le mal, ou le mauvais, c’est ce qui nous éloigne de ce modèle ou nous empêche de le reproduire. » (Ethique, IV, Préface – Spinoza). Le mal ainsi serait un écart et donc dériverait d’une référence. Mais si le référentiel est mauvais, s’en écarter le serait-il également ? Non, nous dirions même au contraire. C’est là où l’on retrouve le bien. Le mal n’est pas que la conséquence d’une action ; il est aussi un idéal. Pour se soustraire du mal, il faut donc lui opposer un autre idéal, soit dire ce qui est bien en opposition de ce qui est mal. Une nouvelle fois le bien dérive du mal. C’est en déterminant le mal que l’on définit le bien.

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Escape 30/04/2011 13:58


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Le mal causé à autrui est avant tout un tort causé contre sa propre grandeur

Ayons dignité et foi de nous-même

alors nous serons bons

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